Atterrir aux Philippines en plein mois d’août, c’est parfois débarquer sous une pluie battante alors qu’on rêvait de lagons turquoise. Pourtant, certains voyageurs n’hésitent pas à braver la mousson, convaincus qu’un séjour réussi ne dépend pas seulement du ciel bleu. Il faut dire que cette immense mosaïque d’îles a ses caprices climatiques, et bien choisir sa période, c’est déjà s’offrir un voyage transformé.
Les saisons aux Philippines
Sur ces terres baignées par l’océan Pacifique, l’atmosphère reste chaude et moite tout au long de l’année. La température moyenne tourne autour de 26 °C, mais cette donnée cache des contrastes marqués par la succession de trois saisons.
- La saison chaude, de mars à mai, impose sa loi : thermomètre en hausse, air parfois écrasant, et des pointes à 40 °C dans certaines provinces. Les plages se remplissent, la soif d’aventure aussi.
- La saison des pluies, de juillet à octobre, fait tomber un rideau d’averses et, parfois, bouscule les plans avec des typhons qui traversent brutalement l’archipel. La chaleur ne s’en va pas, l’humidité grimpe, et chaque déplacement se fait sous la vigilance du ciel.
- La saison froide, en réalité plus tempérée que glaciale, s’étire de décembre à février. Les nuits, surtout dans les zones montagneuses, descendent parfois à 20 °C, offrant un répit aux amateurs de fraîcheur. Le contraste avec le reste de l’année est saisissant.
Quand partir aux Philippines en fonction du climat et de l’affluence touristique ?
La promesse des Philippines, ce sont des plages immaculées et une nature préservée. Mais avant de réserver un vol, il est sage de scruter la météo et d’anticiper les flux de voyageurs.
Outre les caprices du temps, l’affluence touristique pèse lourd dans la balance. Pour y voir plus clair, voici ce qu’il faut savoir pour ajuster ses dates de voyage :
- La période la plus agréable pour explorer le pays s’étend généralement de décembre à février. Les températures sont plus douces, les averses rares, et il devient plus facile de profiter des paysages sans être freiné par la chaleur étouffante.
- Attention cependant : sur les côtes est de Luzon et de Samar, et dans le nord-est de Mindanao, les pluies peuvent encore jouer les trouble-fête, même durant ces mois réputés plus cléments.
- Le trio mars, avril et mai garde la réputation d’être sec, mais les températures montent franchement, flirtant avec les 33 °C. Les vacances de printemps et de Pâques gonflent alors la fréquentation des sites majeurs.
- De juin à novembre, la mousson s’impose et les typhons peuvent bouleverser tout programme. Pourtant, certains voyageurs apprécient cette période pour ses prix plus doux et la tranquillité retrouvée sur les plages et les sentiers.
La haute saison touristique, elle, s’étale de décembre à avril. À cette période, les hébergements se remplissent vite, les tarifs grimpent, et les lieux populaires vibrent d’une énergie collective. Pour ceux qui préfèrent l’intimité et des tarifs plus avantageux, la basse saison, de juin à novembre, offre une alternative ; il faut alors accepter de composer avec les averses et, parfois, la menace d’un typhon imprévu.
Les activités à faire selon la saison aux Philippines
Chaque période de l’année dessine son lot d’activités et façonne l’expérience des voyageurs. Voici de quoi orienter ses choix en fonction du calendrier philippin.
- Entre décembre et avril, réserver tôt ses hébergements devient presque une règle d’or. C’est la saison idéale pour explorer les fonds marins de Palawan, Boracay ou Siargao en snorkeling ou en plongée. Les températures tempérées invitent aussi à randonner dans les montagnes du nord de Luzon ou à s’aventurer dans les grottes lors d’excursions spéléologiques.
- Au printemps, de mars à mai, l’île de Malapascua attire les passionnés de faune marine, notamment ceux qui rêvent d’admirer le requin-renard, visible en nombre à cette saison.
- De juin à novembre, le décor change. Les plages se vident, l’atmosphère s’apaise. C’est le moment de découvrir les rizières en terrasses de Banaue sans la foule. Les surfeurs expérimentés profitent des vagues puissantes à Siargao ou Baler, tandis qu’à Boracay, le vent anime les sessions de kitesurf.
Peu importe le mois choisi, il y a toujours un coin de l’archipel à explorer. Prendre en compte l’alternance des pluies et des pics de fréquentation, c’est s’assurer de profiter au mieux de chaque activité, sans mauvaise surprise.
Les destinations à privilégier en fonction de la période de l’année aux Philippines
L’archipel philippin compte plus de 7 000 îles, chacune avec ses couleurs, ses traditions, ses paysages. Impossible de tout voir en un seul voyage, alors autant cibler selon la saison :
- De décembre à avril, Palawan s’impose comme un incontournable. Ses eaux limpides, ses formations rocheuses et sa biodiversité marine attirent les amateurs de détente comme d’exploration. Puerto Princesa et El Nido proposent aussi des balades terrestres dans des parcs nationaux préservés.
- Au printemps, ceux qui rêvent d’observer les fameux requins-renards mettent le cap sur l’île de Malapascua, au large de Cebu. C’est l’un des rares endroits au monde où cette rencontre est presque garantie.
- Entre juin et novembre, même si quelques averses sont à prévoir, la période reste propice à l’exploration des rizières de Banaue, sans la cohue. Les amateurs de surf se retrouvent à Siargao, où les vagues estivales attirent les riders du monde entier.
Impossible de ne pas mentionner Cebu, accessible facilement depuis Manille. Toute l’année, la ville dévoile ses marchés animés, ses sites historiques, comme la célèbre Croix de Magellan, et des centres commerciaux ultramodernes pour ceux qui aiment conjuguer découverte et shopping.
En quête d’aventure ou de farniente, chaque voyageur trouve sa place sous le soleil philippin. Entre les averses tropicales et les éclaircies éclatantes, l’archipel réserve toujours une surprise, à condition d’oser sortir des sentiers battus.


