Pays européen : quel est le meilleur pour parler anglais ?

Aux Pays-Bas, plus de 90 % de la population maîtrise l’anglais, un taux supérieur à celui de certains pays anglophones. L’Estonie, pourtant dotée d’une langue nationale très éloignée de l’anglais, surclasse de nombreux voisins d’Europe centrale. Malgré des investissements importants dans l’éducation, la France reste à la traîne sur ce point.

Les classements internationaux révèlent des écarts inattendus, où la réussite ne dépend ni de la proximité géographique avec le Royaume-Uni ni du statut de grande puissance. Les facteurs décisifs se trouvent ailleurs, dans les politiques d’enseignement, l’exposition culturelle et la popularité des programmes d’échange.

Où l’anglais règne en maître : panorama des pays européens les plus performants

En Europe, l’anglais n’est plus une compétence rare : c’est un standard, et la compétition pour la maîtrise de la langue fait rage. Depuis plusieurs années, l’enquête annuelle d’Education First place les Pays-Bas au sommet du classement mondial, hors pays anglophones. Là-bas, près de 92 % des habitants se sentent à l’aise pour discuter en anglais, et cela se ressent dans la rue comme à l’université. Les pays nordiques, Suède, Danemark, Norvège, Finlande, suivent de près, formant un ensemble où l’anglais s’impose presque aussi naturellement que la langue nationale.

Mais le Nord n’est pas seul à tirer son épingle du jeu. L’Autriche, le Portugal et l’Allemagne affichent aussi des résultats solides, portés par des choix éducatifs ambitieux et une consommation culturelle largement ouverte sur l’anglais. L’indice de compétences en anglais témoigne d’une avance nette sur bien des pays du continent.

Voici quelques-uns des pays qui se distinguent par leur niveau d’anglais élevé :

  • Pays-Bas : une avance nette, avec un score qui tutoie les sommets
  • Suède, Danemark, Norvège : trio scandinave reconnu pour la fluidité de ses habitants
  • Autriche, Portugal, Allemagne : des progrès constants qui rapprochent ces pays du peloton de tête

La France, elle, regarde de loin ce peloton de tête. Malgré les efforts de la nouvelle génération, le fossé persiste, entretenu par une résistance culturelle, des habitudes scolaires figées et un rapport à l’anglais encore distant. Chaque pays a sa propre recette : aux Pays-Bas, l’anglais s’invite dès la maternelle, tandis que d’autres misent sur l’immersion ou les séjours à l’étranger pour faire la différence.

Pourquoi certains pays excellent-ils vraiment dans la maîtrise de l’anglais ?

Le haut niveau d’anglais dans certains pays européens ne doit rien au hasard. Plusieurs ingrédients, bien dosés, expliquent ce succès. La pédagogie, d’abord : dans les pays nordiques, l’apprentissage commence tôt, avec des méthodes interactives et une attention particulière à l’expression orale. Les élèves s’habituent très jeunes à utiliser l’anglais, ce qui leur offre une aisance durable.

L’exposition à la culture anglophone joue aussi un rôle clé. Séries en version originale, plateformes internationales, jeux vidéo : ces médias s’invitent dans le quotidien des jeunes Néerlandais, Suédois ou Danois, rendant l’anglais aussi familier que leur propre langue. Cette proximité culturelle avec le monde anglo-saxon façonne un état d’esprit ouvert, où l’anglais est vu comme un atout pour l’avenir.

Trois leviers reviennent régulièrement dans les pays les plus avancés :

  • Un enseignement précoce et interactif, qui donne confiance pour s’exprimer
  • Un accès facile à des contenus audiovisuels et numériques en anglais
  • Des possibilités régulières de partir à l’étranger, pour étudier ou travailler

La mobilité internationale pèse lourd. Quand les étudiants et les actifs circulent librement, les échanges linguistiques deviennent une évidence. Certains pays dépassent ainsi les 600 points à l’indice Education First, rivalisant avec des pays où l’anglais est langue officielle.

Apprendre l’anglais sur place : conseils pratiques pour progresser rapidement

Vivre dans un pays anglophone ou séjourner en Europe là où le niveau d’anglais est élevé, c’est transformer la théorie en pratique. Que l’on choisisse le Royaume-Uni, l’Irlande ou les Pays-Bas, l’environnement pousse à sortir de sa zone de confort. L’immersion au quotidien oblige à communiquer, à comprendre, à se lancer, parfois maladroitement au début, mais toujours avec des progrès rapides à la clé.

Pour tirer le meilleur parti d’un séjour à l’étranger, voici quelques pistes concrètes :

  • Participer à des ateliers de conversation ou à des groupes linguistiques : ces rendez-vous, souvent ouverts à tous, favorisent l’expression et l’écoute dans une ambiance détendue.
  • Saisir chaque occasion de dialoguer dans la vie courante : au marché, dans les transports, en s’engageant dans une association locale. Chaque échange, même bref, enrichit le vocabulaire et la fluidité.

Opter pour une colocation ou une famille d’accueil, c’est aussi s’imprégner de la langue dans toute sa spontanéité, apprendre les expressions courantes et les subtilités du quotidien. Lire la presse locale, écouter la radio, regarder la télévision sans sous-titres : autant de réflexes qui accélèrent l’apprentissage. L’anglais cesse d’être une matière scolaire, il devient une habitude.

Les programmes comme Erasmus+ ouvrent la porte à des expériences immersives, dans un cadre universitaire ou professionnel. L’immersion ne se limite plus aux salles de classe : elle s’invite dans la vie de tous les jours, et c’est là que les progrès prennent racine.

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Programmes d’échange, vie quotidienne et immersion : les clés pour parler anglais comme un local

Les programmes d’échange ne se résument pas à des cours : ils transforment l’expérience académique en aventure humaine. Erasmus+ envoie chaque année des milliers d’étudiants à travers l’Europe, vers Dublin, Amsterdam ou Stockholm. Sur place, chaque journée devient un défi linguistique : suivre un cours en anglais, décrocher un stage, cohabiter avec des jeunes venus de toute l’Europe. L’apprentissage se fait autant dans les couloirs, au café, lors d’un débat improvisé que sur les bancs de la fac.

La vie quotidienne dans un pays anglophone ou dans une grande ville européenne où l’anglais circule partout se révèle décisive. Au Danemark ou en Suède, parler anglais va de soi. Au Royaume-Uni, du supermarché au pub, chaque interaction devient une occasion de progresser. L’immersion se vit dans la routine : chercher un logement, ouvrir un compte en banque, rejoindre une association. La langue devient un outil, un réflexe, une seconde nature.

Pour renforcer cette immersion, voici quelques conseils :

  • Favoriser les échanges authentiques en rejoignant un club, un atelier de théâtre, un groupe de débat, ou en engageant la conversation avec les habitants.
  • Utiliser les outils numériques : podcasts, plateformes d’apprentissage, groupes de discussion en ligne prolongent l’exposition à l’anglais bien au-delà du quotidien immédiat.

Cette immersion, nourrie par la diversité des contextes et des accents, donne naissance à une maîtrise vivante, souple, adaptée à la réalité. L’anglais n’est plus une langue étrangère : il devient le fil rouge de chaque expérience, la clé qui ouvre toutes les portes, et parfois, plus qu’un simple outil, un passeport pour de nouveaux horizons.